vendredi 24 juin 2011

Repêchage amateur 2011: rumeurs et réalités pour le Canadien.

Encore une fois, les bonzes de la Ligue Nationale de Hockey se réuniront pour le 49e repêchage amateur à St-Paul au Minnesota. Dès ce soir 19 heures, les 30 équipes choisiront les jeunes joueurs qui possiblement formeront l’avenir de leur formation.

Les noms de Tyler Ryan Nugent-Hopkins et Jonathan Huberdeau sont ceux qui reviennent le plus souvent depuis plusieurs semaines, ils sont classés respectivement premiers et troisièmes selon la centrale du repêchage la Ligue Nationale. Par contre, ils ne sont que deux joueurs parmi les 210 qui seront choisis dans les 7 rondes du repêchage annuel.
Pour la deuxième année consécutive, les Oilers d’Edmonton choisiront premier. L’an dernier, ils ont choisi Taylor Hall qui a connu une saison respectable pour une jeune recrue, saison qui a malheureusement été écourtée par une blessure grave. Il y a de bonnes chances, que Nugent-Hopkins soit leur premier choix puisqu’ils pencheront fort probablement vers le meilleur joueur disponible. D’ici quelques années, les Oilers prouveront certainement qu’une Coupe Stanley se gagne avec les premiers choix, tout comme Pittsburgh il y a quelques années.
En ce qui concerne le Canadien de Montréal, ils choisiront 17e dans la première ronde. Fidèles à leurs habitudes, Pierre Gauthier et Trevor Timmins ne dévoilent aucunement leur jeu. Ils pourraient tout de même tenter le gros coup, même s’ils ne sont pas reconnus comme étant impulsifs dans leurs façons d’opérer.
Dans les cartes intéressantes du tricolore, nous retrouvons le droit exclusif de négociations avec James Wisniewski qui pourrait valoir cher puisque le marché des joueurs autonomes du côté des défenseurs n’est pas très bien garni. L’équipe de Montréal irait possiblement chercher un choix de deuxième ronde pour cet échange, choix qu’ils ont justement donné pour avoir les services du défenseur.
Mais avec cette option, rattachée avec Benoit Pouliot, le Canadien tenterait peut-être un autre directeur général. Justement, Steve Yzerman aurait un problème avec sa masse salariale, car il doit signer Steven Stamkos avant le 1er juillet et voudrait se débarrasser d’un ou deux gros contrats. 
Une rumeur court justement en ce moment que Ryan Malone intéresserait vraiment Pierre Gauthier et que le Lightning voudrait s’en débarrasser. Pouliot, Wisnieski et le premier choix du Canadien contre Malone ne semble pas être trop cher payé.  L’autre rumeur, plus farfelue, enverrait Scott Gomez et le premier choix du Canadien au Lightning contre Vincent Lecavalier. Encore une fois, cette option serait une façon de libérer de l’argent sur la masse salariale de l’équipe de Tampa Bay, afin de signer le jeune Stamkos. 
Les deux options sont définitivement intéressantes, mais la deuxième aussi farfelue soit-elle, satisferait amplement les amateurs du bleu blanc rouge. Ceux-ci l’attendaient comme le Messie il y a deux ans déjà…
Préférablement, les deux joueurs ci-dessus et le premier choix du Canadien devraient servir à monter dans l’ordre du repêchage et tenter d’aller chercher Jonathan Huberdeau ou Sean Couturier. Geoff Molson avait promis d’avoir une équipe plus québécoise quand il avait pris le contrôle de l’équipe et le faire par le repêchage est la façon la plus simple de le faire.
Enfin, si jamais le Pierre Gauthier décide de ne rien faire, le 17e joueur disponible selon la centrale de repêchage de la LNH serait Ty Rattie, suivi de Boone Jenner et de Brandon Saad. Le premier est un attaquant américain et n’a pas le gabarit recherché par le tricolore. Pierre Gauthier indiquait en entrevue hier que le 17e choix, peu importe le joueur qu’il prendra, serait aussi bon que le 8e ou 9e choix cette année tellement il y a de profondeur. Alors, nous pourrons nous attendre à voir ce joueur dans les rangs de l’équipe d’ici quelques années.
Bref, le repêchage amateur est toujours rempli de revirements et de surprises et les directeurs généraux ne chôment pas durant cette fin de semaine tellement cruciale pour les 30 équipes. Une chose est sûre, le Canadien voudra profiter pleinement de ses six choix lors de ce repêchage, peu importe s’il les échange ou sélectionne le meilleur choix disponible.   

mercredi 22 juin 2011

Mes prédictions pour les NHL Awards 2011

Il y a environ un an j'ai commencé ce projet de blogue et je recommence cette nouvelle année avec mes prédictions pour les NHL awards 2011 qui sont diffusés sur les ondes de CBC ce soir.

Mes choix pour les gagnants seront représentés en gras:

James Norris Memorial Trophy
 
Nominés: Zdeno Chara, Nicklas Lidstrom, Shea Weber
Frank J. Selke Trophy
 
Nominés: Pavel Datsyuk, Ryan Kesler, Jonathan Toews
Jack Adams Award
 
Nominés: Dan Bylsma, Barry Trotz, Alain Vigneault
Mark Messier NHL Leadership Award
 
Nominés: Zdeno Chara, Shane Doan, Nicklas Lidstrom
Calder Memorial Trophy
 
Nominés: Logan Couture, Michael Grabner, Jeff Skinner
 
NHL General Manager of the Year Award
 
Nominés: Mike Gillis, David Poile, Steve Yzerman
Ted Lindsay Award
 
Nominés: Corey Perry, Daniel Sedin, Steven Stamkos
Bill Masterton Memorial Trophy
 
Nominés: Ray Emery, Daymond Langkow, Ian Laperriere
 
Lady Byng Memorial Trophy
 
Nominés: Loui Eriksson, Nicklas Lidstrom, Martin St. Louis
NHL Foundation Player Award
 
Nominés: Dustin Brown, Mike Green, Daniel & Henrik Sedin
Vezina Trophy
 
Nominés: Roberto Luongo, Pekka Rinne, Tim Thomas
Hart Memorial Trophy
 
Nominés: Corey Perry, Daniel Sedin, Martin St. Louis
 
Je recommencerai à publier de nouveaux texte plus régulièrement au cours de l'été. 

dimanche 29 mai 2011

Road trip au New Jersey

Quand tu te réveilles à 4 h 30 du matin pour prendre un autobus, afin d’aller voir un match du Canadien au New Jersey, il faut vraiment que tu sois un maniaque de Hockey. Pourtant, c’est ce que j’ai fait le 2 avril dernier avec un groupe d’une vingtaine de personnes. Nous étions l’un des 21 groupes, indépendant dans notre cas, qui se rendait à Newark pour voir le tricolore faire face au Devils du New Jersey au Prudential Center.

Le voyage allait prendre environ 8 heures pour se rendre, alors l’organisateur avait fixé le départ à 6 h du matin. Une fois les retardataires arrivés, l’autobus décolle du point de rencontre et nous avons filé vers les douanes américaines. Vu l’heure matinale du départ, les gens dormaient presque tous dans l’autobus, alors ce fut très tranquille et à un certain niveau très reposant. La route vers New York semblait toujours interminable les quelques fois que je m’y suis rendu, mais cette fois-ci c’était relativement rapide et je n’ai pas vu le temps passer.

Comme d’habitude, une fois rendus aux États-Unis, les arrêts pour les repas s’avéraient toujours être de la restauration rapide. Si tu surveilles le moindrement ton alimentation, tu dois donc prendre l’option qui te paraît moins dommageable. Cependant, l’option santé implique toujours du bacon pour une raison quelconque… Je savais que mon estomac allait payer une fois le voyage terminé.

Après 8 heures de route, nous sommes arrivés à l’Hôtel Marriott de l’aéroport de Newark, qui se trouve à 15 minutes en autobus du Prudential Center. Puisque l’hôtel se trouve sur les terrains de l’aéroport, il n’y a pas grand-chose autour pour nous divertir. Une chance qu’il y avait un Pub à l’hôtel! Une douche rapide pour certains, changement de vêtements pour d’autres et tout le monde est prêt à quitter pour la résidence des Devils. Bien sûr, certains d’entre nous ont pris le temps de se faire un petit fond de bière (une habitude à prendre quand ton équipe locale te vend la bière 10 $ pour dix onces au Centre Bell…)

En route vers l’aréna, nous remarquons que la ville de Newark n’est pas exactement invitante. Les alentours du Prudential Center ressemblent plus à une ville abandonnée, des édifices placardés et délabrés, ainsi que plusieurs terrains vagues. Par Contre, l’édifice de l’équipe locale est sensationnel! Une place publique se trouve à sa gauche, où les gens peuvent participer à un rassemblement avant les matchs. Les plus jeunes peuvent s’adonner à une partie de hockey balle et manger un hot dog en observant l’immense statue au centre de la « Champions Plaza. » Évidemment, avec la présence d’environ 1000 admirateurs du Canadien il y a une cacophonie de « Olé Olé » et de « Go Habs Go » qui résonne à l’extérieur.

Avant d’entrer, les amateurs des Devils nous lancent des regards méchants et il y a même un qui nous lance un « go back to Canada » bien senti. Nous sentons vraiment que l’accueil est amical et ils apprécient vraiment notre présence dans leur ville. C’est tout à fait dommage, parce que sans notre présence si envahissante les sièges du Prudential Center seraient tristement vides…

Une fois arrivé à l’intérieur, je suis impressionné par les installations. Au premier niveau, il y a une aire ouverte qui donne sur la patinoire et les gens qui se promènent ne manquent jamais une seconde de l’action. Donc, tu peux aller aux concessions et voir le match pendant que tu attends. De plus, la nourriture (encore du fast food) et la bière (de la Budweiser qui goûte l’eau) sont relativement moins chères que ce qu’on retrouve au Centre Bell. Nos billets comprenaient une carte de 10 $ applicable aux concessions, alors la soirée n’allait pas être trop dispendieuse.

Nos sièges se trouvaient environ dix rangées derrière le filet de Martin Brodeur, ce qui voulait dire que nous allions voir le Canadien attaquer deux fois lors de la soirée. Puisque nous n’étions pas les seuls amateurs du Canadien dans l’édifice, l’ambiance était tout comme un match à domicile pour les troupes de Montréal. Tellement, que la section au-dessus de nos places était entièrement bleu blanc rouge!

Le seul hic d’être aussi proche de la glace, la température! Les sièges sont fixés sur une base en aluminium amovible afin de favoriser les différents évènements qui sont présentés au Prudential Center, dont les matchs des Nets de la NBA. Le métal est excellent diffuseur de froid et nous pouvions le ressentir durant le match. Tout le monde portait son manteau! Ce n’était pas un élément qui allait nous empêcher d’avoir du plaisir, notre température corporelle allait monter d’un cran une fois le match amorcé.

Les hymnes nationaux ont été interprétés par une jeune femme qui chantait relativement bien, mais le moment le plus surprenant de sa part est venu quand elle a entamé celui du Canada dans les deux langues officielles. De plus, la foule a accompagné celle-ci dans ses envolées lyriques! Nous ne pouvions pas nous empêcher de chanter avec elle, peu importe notre allégeance politique.

Quant au spectacle, il fallait s’attendre à un match d’enfer de la part du Tricolore, car leur place en série n’était pas du tout sécurisée. Il manquait 4 points au club afin d’apposer le petit X à côté du nom de l’équipe et qui assurerait leur place en série. De plus, Brian Gionta et Scott Gomez voulaient certainement faire la différence dans ce match avec une victoire, considérant que les Devils étaient leur ancienne équipe.

Évidemment, la chance étant de notre côté, le Canadien marque le premier lors du premier engagement et Brian Gionta offre une superbe passe sur le but de Mathieu Darche. Il rajoutera une autre passe en troisième et Scott Gomez aidera aussi sur le but de Mathieu Darche en troisième. PK Subban nous a donné un magnifique but de la pointe durant la même période. Donc, si vous avez bien suivi plus haut vous avez compris que tous les buts du Canadien ont été comptés dans la zone où nous avions la meilleure vue, ce qui a rendu l’expérience cent fois plus incroyable.

Contrairement à notre voyage au Scotia Bank Place, les amateurs du Canadien se sont bien tenus du début à la fin du match. L’ambiance était au rendez-vous et même les partisans locaux ont démontré un accueil plus chaleureux que ceux rencontrés plus tôt à l’extérieur. D’ailleurs, les gens derrière nous détestaient Scott Gomez autant que notre groupe et déclaraient que Martin Brodeur était mûr pour la retraite. Par contre, le choix de cri de ralliement de la foule visiteuse ne faisait pas leur bonheur, puisque le «olé olé » serait un chant de soccer… je lui ai accordé ce point, mais tout en lui indiquant que nous étions proches de nos racines européennes, je lui ai lancé que les cris de «USA USA» n’étaient pas tout à fait appropriés quand une grande partie de leur équipe était Canadienne. Ils ne nous ont plus adressé la parole par la suite…

Suite au match, le contingent Canadien a quitté l’aréna avec le sourire et un espoir de revoir le tricolore en série, car le club n’était qu’à une victoire de se tailler une place dans le grand bal du printemps. Quant à notre groupe, un second souffle serait nécessaire parce que nous nous dirigions vers Manhattan pour célébrer la victoire dans un pub irlandais.

La Guiness et les shooters de Jamieson étaient au rendez-vous, mais quelques admirateurs des Bruins de Boston aussi! Un de ceux-ci alignait les chansons des Dropkick Murphy’s une après l’autre, à notre plus grand plaisir, tout en nous indiquant que le Canadien le faisait rager année après année. Un de nos amis l’a donc rassuré, avant qu’on puisse l’arrêter, et il a dit que les Bruins seraient capables de nous battre cette année. Le partisan des Bruins a certainement quitté le bar avec l’espoir en tête et nous avons subi les conséquences des paroles de notre «ami » lors du match numéro 7 le 27 avril dernier… enfin, un évènement que nous ne pouvions pas prévoir et qui ne pouvait vraiment pas venir ruiner un incroyable voyage avec notre club de hockey favori. Sans aucun doute, ce sera une expérience à répéter dans une autre ville l’an prochain!

jeudi 14 avril 2011

Prédictions pour la première ronde des séries

Conférence de l’Est :

Capitals de Washington (1) vs Rangers de New York (8)

Gagnant selon les statistiques de la saison : Rangers (3-1-0 contre les Capitals cette saison)

Ovechkin et les Caps ne voudront pas se faire sortir par une équipe de huitième place pour une deuxième fois en deux ans. De plus, les Rangers ont perdu Ryan Callahan, qui était leur plus prolifique marqueur avant sa blessure. Washington en 5.

Flyers de Philadelphie (2) vs Sabres de Buffalo (7)

Gagnant selon les statistiques de la saison : Flyers (Flyers 2-1-1 contre les Sabres cette saison)

Cette série est la plus difficile à prédire, puisque les deux équipes ont été très fortes durant la saison. Le facteur déterminant serait la tenue des gardiens durant la série, Bobrovsky et Miller ont fait le travail pour leur équipe, mais Miller a plus d’expérience en série que la recrue des Flyers. Aussi, le retour de Pronger n’est pas déterminé et il est le pilier en défensive pour l’équipe de Philadelphie. Une longue série en perspective. Buffalo en 7.

Bruins de Boston (3) vs Canadiens de Montréal (6)

Gagnant selon les statistiques de la saison : Canadiens (4-2-0 contre les Bruins cette saison)

Le Canadien est encore une fois le négligé dès son entrée en série. Mais la dominance de l’équipe montréalaise contre les Bruins depuis tant d’années ne devrait pas les qualifier ainsi. Avec une fiche de 24 victoires, 8 défaites en 32 rencontres en séries il est certain qu’historiquement le Canadien a le dessus. Par contre, depuis 2000 les deux équipes se sont rencontrées 4 fois et le tricolore a remporté 3 des 4 séries.

Malgré toutes ces statistiques, les Bruins voudront avancer le plus loin possible dans les séries, après avoir bousillé une avance de 3-0 contre les Flyers l’an dernier. Tout comme la série Flyers-Sabres, les vainqueurs dépendront de la tenue de leur gardien durant les matchs. Avec Price et Thomas devant leur filet respectif, on nous promet un excellent duel de gardien.

De plus, si le Canadien reste discipliné, qu’il utilise leur vitesse à leur avantage et qu’il fasse payer Boston en supériorité numérique, alors le club de Montréal devrait remporter cette série. Montréal en 6.

Penguins de Pittsburgh (4) vs Lightning de Tampa Bay (5)

Gagnant selon les statistiques de la saison : Ex aequo (Penguins 2-2-0, Lightning 2-2-0)

Pittsburgh a perdu Malkin pour le reste de la saison et Crosby ne semble même pas près d’un retour. Tandis que Lecavalier, St-Louis et Stamkos roulent à plein régime depuis le début de la saison. L’avantage semble être entièrement dans le coin de Tampa, mais les deux clubs ont d’excellentes défensives et des gardiens qui se sont rendus très loin en séries. Cette série risque d’être longue et éreintante pour les deux équipes. Pittsburgh en 7 (en prolongation.)

Conférence de l’Ouest :

Canucks de Vancouver (1) vs Blackhawks de Chicago (8)

Gagnant selon les statistiques de la saison : Canucks (2-1-1 contre les Blackhawks cette saison)

Les Canucks ont perdu contre Chicago en deuxième ronde l’an dernier et les Blackhawks ont remporté la Coupe Stanley. Cette année, les Blackhawks ont eu toute la misère du monde à se tailler une place en série. L’équipe de Vancouver a dominé tous les aspects du jeu cette saison, alors ils devraient être capables de passer au travers de leurs rivaux cette année. Canucks en 5.

Sharks de San José (2) vs Kings de Los Angeles (7)

Gagnant selon les statistiques de la saison : Sharks (3-1-2 contre les Kings cette saison)

Les Sharks ont prouvé qu’ils n’étaient pas qu’une équipe de saison régulière l’an dernier en se rendant en finale de Conférence. Maintenant, ils doivent faire face à une jeune équipe avec un nouveau gardien qui a l’expérience de la Coupe Stanley (Anti Niemi qui a gagné la coupe avec Chicago l’an dernier.) La perte de Anze Kopitar du côté des Kings n’aide pas leur cause, mais ils ont un duo de gardien solide et une défensive hermétique. Donc, ça sera la vague offensive des Sharks contre le mur défensif des Kings et le mur s’écroulera après les attaques répétées de San José. Sharks en 6.

Red Wings de Détroit (3) vs Coyotes de Phoenix (6)

Gagnant selon les statistiques de la saison : Red Wings (Red Wings 2-1-1 contre les Coyotes cette saison)

Les Red Wings sont l’équipe à battre en séries chaque année dans la LNH. Ils n’ont pas manqué les séries depuis 20 ans déjà et ont gagné la Coupe Stanley quatre fois durant cette période. Ils ont un jeune gardien très efficace, mais le reste de l’équipe se fait vieille. Les Coyotes quant à eux devront gérer la pression de gagner afin d’éviter un déménagement vers Winnipeg, une longue route en série pourrait prolonger leur vie à Glendale. Par contre, l’expérience l’emportera sur le désespoir. Red Wings en 4.

Ducks d’Anaheim (4) vs Predators de Nashville (5)

Gagnant selon les statistiques de la saison : Predators (Predators 3-1-0 contre les Ducks cette saison)

Nashville sera l’équipe cendrillon durant ces séries selon plusieurs experts. La tenue de Peka Rinne devant les buts, ainsi qu’une brigade offensive et défensive jeune et énergique en fera un adversaire redoutable. Cependant, les Ducks ont connu une fin de saison spectaculaire avec l’aide de Corey Perry, seul marqueur de 50 buts cette saison, en plus de Getzlaf et Selanne. Ils ont formé le trio le plus dangereux en fin de saison. La défensive robuste et leur gardien ont aussi fait le travail. Cette série sera une guerre de tranchées jusqu’à la fin. Nashville en 7.

dimanche 27 mars 2011

Lettre ouverte à Monsieur Geoff Molson

Cher Monsieur Molson,


Mon année de naissance concorde avec la deuxième de 4 coupes Stanley consécutives du Canadien de Montréal dans les années 70. Lors de ma jeunesse, cette même équipe a remporté trois autres coupes, dont celles de 1986 et de 1993 qui sont les plus tangibles dans mes souvenirs.


Mon père, en ce qui le concerne, est aussi né lorsque la ville vibrait au rythme des champions de la coupe Stanley. Il a pu vivre dans une séquence où le Canadien a gagné 18 coupes Stanley, dont une période entre 1956 et 1960 où l’équipe en a gagné 5 consécutives. Record qui est toujours inégalé aujourd’hui.


Aujourd’hui, j’ai 33 ans, 33 comme Saint-Patrick, dernier gardien de but qui a réussi à me faire vivre des émotions fortes au printemps à Montréal, et je suis père d’une petite fille qui aura bientôt 2 ans.


Pourquoi est-ce que je vous raconte ça? Et bien, je voulais tout simplement vous faire remarquer que lors de mon deuxième anniversaire, le Canadien de Montréal avait déjà gagné deux coupes Stanley…


Ma fille est née en 2009, l’année du centenaire de l’équipe. Je portais beaucoup d’espoir en cette petite équipe pour remporter une coupe l’année de naissance de ma fille, comme l’on fait les équipes championnes de 1977 et de 1953 pour moi et mon père auparavant. Mais mon rêve s’est évaporé très rapidement suite à une élimination hâtive en deuxième ronde contre les Flyers de Philadelphie.


L’année suivante, l’équipe s’est rendu encore plus loin en séries… ma fille étant un peu plus vieille, j’osais espérer qu’elle puisse retenir ces grands moments de sport, puisque réellement ça n’allait pas se reproduire souvent. Par contre, ma bulle a rapidement été crevée, car le Canadien a encore été sorti par ces mêmes Flyers.


Cette année, l’équipe paraît bien, mais je ne crois pas qu’elle aura autant de succès en série que l’année dernière. SI, elle réussit à faire les séries bien sûr… Les blessures ont légèrement compliqué la course, je vous l’accorde, et la période d’échange fut encore difficile cette année. Une job de «patchage» de la part de Pierre Gauthier, considérant que Markov, Gorges et Spacek sont blessés. On ne devait pas s’attendre à un grand remaniement de l’équipe, quoiqu’un gros attaquant aurait été le bienvenu.


Bref, mon point est que je voudrais que ma fille puisse vivre les mêmes moments de joie que j’ai vécus lors des conquêtes de 1986 et 1993. Alors, je vous implore de prendre les moyens nécessaires de placer une équipe jeune et compétitive sur la glace le plus rapidement possible. Laissez faire le plan quinquennal, nous avons déjà donné et ça n’a pas fonctionné.


Aussi, il faudrait tenter par tout les moyens de se débarrasser des joueurs paresseux et sans éthique de travail, peu importe ce que leur statistiques disent il ne font que nuire au voyage vers le championnat.


Nous avons besoin de plus de joueurs comme Tomas Plekanec, PK Subban, David Desharnais, Carey Price et Brian Gionta, des coéquipiers qui démontrent de l’ardeur au travail match après match. Également, nous devons amener des marqueurs naturels comme Cammalleri et Pouliot dans nos rangs et les encadrés par d’habiles passeurs pour les faire produire!


Enfin, je vous implore de réviser vos effectifs derrière le banc et au septième étage. Pas que ces hommes n’ont pas fait du bon travail, mais il faudrait avoir des dirigeants qui ont une vision plus actuelle de la Ligue Nationale. L’exemple à suivre serait le Lightning de Tampa Bay, avec Steve Yzerman et Guy Boucher, qui ont transformé cette équipe du jour au lendemain en faisant des changements drastiques à l’alignement. Le Canadien avait cet entraîneur dans ses rangs, mais l’équipe a décidé de miser sur un vieux de la vieille qui suit une méthodologie archaïque que ne fonctionne nécessairement pas contre toutes les équipes.


De plus, je vous félicite d’avoir pris les démarches nécessaires pour vous assurer du départ de votre vice-président du marketing, Ray Lalonde. Ce dernier a fait un excellent boulot pour revigorer l’image du Canadien, qui avait été ternie par une décennie déplorable entre 1995 et 2005, tant au niveau des effectifs sur la glace que dans les bureaux du directeur général.


Monsieur Lalonde a réussi à revendre l’équipe au public et à rajeunir le groupe d’amateur qui suit l’équipe. Il s’est assuré que l’équipe ait des revenus pour plusieurs années à venir. Fini est le temps où la section des rouges était prise d’assaut par des hommes en complets et cravate, puisqu’aujourd’hui on voit pas mal plus de famille au Centre Bell et c’est bien comme ça.


Par contre, le travail est fait maintenant et il faudrait se concentrer sur la satisfaction de cette nouvelle clientèle. Il faut comprendre que ces jeunes qui se présentent soir après soir au Centre Bell n’ont JAMAIS vécu l’expérience d’une Coupe Stanley à Montréal et qu’ils se rabattent donc sur les équipes américaines qui gagnent a chaque année. Ils deviennent admirateurs des Penguins et des Blackhawks, des équipes jeunes, compétitives et gagnantes et tout ça parce qu’ils sont tannés de voir l’équipe locale se contenter d’une élimination hâtive en deuxième ronde.


Je comprends que vous allez prendre les commandes de la présidence de l’équipe dès la saison prochaine et je vous donne le bénéfice du doute pour le moment. Toutefois, je m’attends à des changements drastiques aussitôt que vous déposerez votre valise dans l’ancien bureau de Pierre Boivin. Il faut être agressif pour gagner et en ce moment l’organisation est en mode très passif. Faites jouer les jeunes plus souvent, rachetez des contrats, causez des surprises au repêchage et poussez fort pour aller chercher les meilleurs effectifs possible sur le marché des joueurs autonomes. Bref, faites refléter votre promesse de changement lors de l’achat de l’équipe et ramenez la 25e Coupe Stanley à Montréal.


Cordialement, un amateur de la Sainte-Flanelle pour longtemps (je l’espère)


Alexandre Desjarlais

mercredi 23 mars 2011

Retour sur l'incident Chara

Le 8 mars dernier Zdeno Chara redirigeait intentionnellement la tête de Max Pacioretty vers la baie vitrée du banc des Bruins, lui causant une commotion cérébrale et une fracture d’une vertèbre du cou. Nous connaissons tous la suite de l’histoire, aucune suspension pour le grand défenseur slovaque, des appels à la police réclamant l’arrestation de Chara pour assaut et début de procédures judiciaires. Le joueur des Bruins déclarait par la suite qu’il ne savait pas où il était sur la glace et, évidemment, qu’il ne connaissait pas l’identité du joueur qu’il venait de mettre KO.

Toute cette histoire révèle une absurdité extrême puisque c’est incontestable que le numéro 67 du Canadien a été victime d’une revanche qui était longuement anticipée et ça découle directement du match du 8 janvier. Le Canadien revient de l’arrière pour égaliser et Pacioretty marque en prolongation pour gagner la partie pour Montréal, Chara est près du filet et reçoit une petite poussée de la part de ce dernier. Chara voit rouge et s’en prend à Pacioretty par la suite.

Au match suivant, le 9 février, un véritable cirque se déroule sur la glace avec 8 buts en deuxième période et 152 minutes de pénalités reparties aux deux équipes. Lors d’une des échauffourées, Pacioretty et Chara sont sur la glace et le défenseur des Bruins s’en prend directement au jeune joueur du Canadien. Même qu’à un certain moment, Pacioretty est à quatre pattes sur la glace et Chara lui assène quelques coups derrière la tête.

Donc, Chara savait indubitablement qu’il allait blesser sérieusement le joueur qui l’avait « humilié » en le poussant le 8 janvier.

La ligue, comme vous le savez, décide de ne pas sévir contre Chara. Colin Campbell, dont le fils Gregory Campbell joue pour le Bruins, décide de se retirer pour conflit d’intérêts. Donc, Mike Murphy s’occupe de la téléconférence avec Zdeno Chara le lendemain du match. Habituellement, une conférence téléphone indique que la suspension ne sera pas plus de 5 matchs. Vers 16 h le verdict tombe, Chara est blanchi de toutes responsabilités. La ligue se dit satisfaite de sa décision, les Bruins peuvent maintenant respirer et Montréal au complet reçoit une gifle au visage suivi d’un doigt d’honneur de la part de la ligue.

La Ligue Nationale avantage-t-elle les Bruins de Boston?

Sans vouloir démontrer un complot de favoritisme envers le Bruins, il est important de démontrer que nous retrouvons le propriétaire de Bruins, Jeremy Jacobs, comme président du bureau des gouverneurs de la LNH. Incidemment, ces gouverneurs sont les patrons de Gary Bettman, qui lui est le patron du comité de discipline Colin Campbell. Si vous avez bien suivi au début de l’article, Colin Campbell est le père de Greg Campbell qui joue pour le Bruins. Bref, même si Colin Campbell s’est retiré des procédures disciplinaires pour éviter un conflit d’intérêts, nous en retrouvons tout de même un qui monte jusqu’en haut de la hiérarchie de la Ligue.

Le samedi suivant, lors de la diffusion de Hockey Night in Canada sur CBC, notre Don Cherry national démontre encore une fois qu’il est un fossile de l’ancienne ligue et blâme l’organisation du Canadien, ainsi que les bandes du Centre Bell pour « l’incident » Pacioretty. En grand défenseur de la robustesse au Hockey, il dénonce même Air Canada et Via Rail d’avoir osé parler contre la violence au Hockey et de menacer de se retirer comme commanditaire si la ligue n’agit pas rapidement. La raison de son emportement envers ces compagnies, leurs sièges sociaux sont situés à Montréal, alors ils n’ont aucune crédibilité ou objectivité dans cette histoire. Don Cherry, comme par hasard, est un ancien entraîneur des Bruins de 1974 à 1979 et deux ans de suite durant son règne il a perdu en finale de la Coupe Stanley contre le Canadien de Montréal. Alors, côté crédibilité et objectivité, il peut bien repasser.

Sans une suspension de 5 à 10 matchs pour Chara, le portrait du classement pour les séries dans l’est aurait pu être différent, puisqu’il n’aurait pas participé aux matchs de son équipe et n’aurait pas influencé le résultat de ces derniers.

Depuis le match du 8 mars, les Bruins ont une fiche de 1 victoire, 2 défaites et 2 défaites en prolongation. Chara a une mention d’assistance sur le but égalisateur dans la victoire contre le Blue Jackets, sans cette passe, le match aurait fini 2-1 en temps réglementaire, donc c’est deux points de moins à leur fiche. Même situation pour la défaite en prolongation contre Buffalo où Chara a obtenu deux passes. Le match s’est terminé 4 à 3 pour Buffalo, mais aurait pu finir 3-1 en l’absence de Chara. Donc un autre point de moins à la fiche des Bruins, pour un total de 85 points à ce jour. C’est deux points de moins que le Canadien a en ce moment, lui permettant donc de saisir le premier rang dans la division nord-est et le troisième dans le classement dans l’est.

Bref, la décision de la ligue de ne pas suspendre Zdeno Chara pour son coup porter contre Max Pacioretty le 8 mars dernier a non seulement divisé les partisans et les personnalités du Hockey par rapport à la violence dans le sport, mais aussi grandement influencé le Canadien de Montréal dans sa quête du meilleur classement possible pour les séries. Enfin, le Canadien se réveille aujourd’hui avec un différentiel de 3 point par rapport aux Bruins et les deux équipes se rencontreront ce jeudi. La meilleure façon de se faire justice, sans l’aide de la ligue, serait de ravir le premier rang au Bruins et de montrer qui est sorti gagnant dans cette horrible histoire.


lundi 28 février 2011

C'est pas parce qu'on est petit qu'on peut pas être grand

Pourquoi s’acharner sur les joueurs de la ligue nationale qui ne mesurent pas 6’3’’ et ne pèsent pas 225 livres? Ne peuvent-ils pas avoir le bénéfice du doute quand ils travaillent plus fort que n’importe quel colosse qui ne fait qu’accumuler les minutes de pénalité?

Le focus des supposés experts devrait être axé sur le talent et de l’ardeur au travail d’une personne, plutôt que sur sa grandeur et son poids. Nous entendons souvent des affirmations péjoratives lorsqu’on qualifie certains joueurs (le petit joueur de centre, le petit attaquant ou bien le petit untel ou l’autre), une tendance qui devrait cesser puisque le temps des « bœufs de l’ouest » est révolu!

David Desharnais est la tête de Turc de tous les analystes depuis que le Canadien l’a signé comme agent libre en 2008 et la plupart disaient que jamais il ne percerait l’alignement du grand club à Montréal. Maintenant qu’il y est, sa petite taille représente un problème pour tout le monde sauf l’équipe.

Ignoré au repêchage à cause de sa petite taille, il s’est rabattu sur la East Coast League où il a remporté le championnat des marqueurs en 2008, exploit qu’aucun joueur actuel du Canadien n’a accompli. Il a même mené son équipe à la Coupe Kelly cette année-là.

Il a démontré par la suite que la ligue américaine n’était pas de taille pour son talent, en prenant la tête des meilleurs marqueurs, avant d’être promu chez le Canadien de Montréal à la fin de 2010.

Depuis son rappel, il commence à faire sa niche au sein du club et ses talents de passeurs sont bien représentés sur la glace. Il a même réussi à saisir le poste de deuxième centre à Scott Gomez en affichant 8 points à ses neuf derniers matchs.

Son cheminement fait penser à un autre « petit joueur » dans la ligue, Martin St-Louis, qui a subi des contrecoups semblables par rapport à sa grandeur. Tout comme Desharnais, il n’a jamais été repêché, mais depuis qu’il est dans la LNH il est une partie intégrante de l’attaque du Lightning. En plus d’avoir gagné la Coupe Stanley en 2004, il reçoit tous les honneurs de la Ligue depuis quelques années.

Même Brian Gionta, qui a la même grandeur que Desharnais et St-Louis, a démontré qu’avec une éthique de travail impeccable il est possible de se tailler une place parmi les meilleurs de la ligue.

Malgré leurs petites tailles, St-Louis et Gionta ne sont plus la cible de critiques désobligeantes. Ils ont prouvé qu’ils étaient faits pour la grande ligue sans nécessairement faire le poids devant des adversaires plus grand et gros qu’eux.

D’ailleurs, les amateurs à Montréal oublient que Mats Naslund, pourtant un favori de la foule lors de son passage avec le Canadien, était aussi de petite taille et il a réussi de grands exploits avec l’équipe.

Donc, si le Canadien décide de garder Desharnais à long terme suite à la campagne 2010-2011, les amateurs ne peuvent qu’espérer qu’il atteigne le même statut que St-Louis ou Gionta, maintenant qu’il a obtenu son poste régulier avec le Canadien de Montréal. Deviendra-t-il un futur gagnant du Art Ross en tant que meilleur marqueur de la ligue? Ça serait peut-être trop en demander… mais une chose est sûre, sa taille ne l’empêchera pas d’en rêver.

samedi 12 février 2011

Les goons, ça ne sait pas jouer au Hockey!

La défaite de 8 à 6 aux dépens des Bruins de Boston mercredi dernier a ramené le débat sur la nécessité d’avoir un homme fort dans l’alignement du Canadien. Le match a pris une tournure physique après la première période et les joueurs du tricolore on dut tout donner pour répondre aux provocations des instigateurs de Boston.

Bien sûr, perdre un match si important contre une équipe rivale en se faisant tabasser de cette manière ne fait qu’alimenter l’amateur moyen et demande des changements immédiats dans l’alignement.

Ils sortent les noms de Chris Neil des Sénateurs d’Ottawa et Zenon Konopka des Islanders de New York qui seront joueurs autonomes à la fin de la saison. Ces deux joueurs sont capables de brasser l’autre équipe et de faire face aux plus gros joueurs des autres formations, mais ils n’ont pas de mains! Ils ne savent que frapper et se battre et nous savons tous que le Canadien a aussi besoin de compter plus de buts.

Donc, la solution au problème de l’équipe serait plus un gros attaquant de puissance, un joueur qui sait se battre, frapper, mais surtout contribuer en offensive! Todd Bertuzzi est un joueur qu’il faut prendre en exemple, bien sûr il a vieilli, mais un bonhomme de 6’3’’ et 225 livres qui réussit à marquer 46 buts tout en amassant 144 minutes de pénalité… c’est tout un exploit.

Un autre exemple serait Alex Burrows, l’instigateur par excellence des Canucks de Vancouver. Moins gros que Todd Bertuzzi avec ses 6’1’’ et 188 livres, il réussit tout de même à protéger ses coéquipiers tout en marquant régulièrement, comme le montre sa fiche 28 et 35 buts des deux dernières saisons.

L’exemple parfait serait David Backes des Blues de St-Louis, attaquant américain de 6’3’’ et 225 livres. Il offre une contribution offensive régulière comme le montre sa fiche de 31, 17 et 18 buts (avec une trentaine de matchs encore à faire cette saison) à ses trois dernières saisons et il dérange amplement l’adversaire avec ses mises en échec et son talent de pugiliste. D’ailleurs, il a voulu commencer les hostilités des Olympiques en s’en prenant à plusieurs joueurs d’équipe Canada 1 à 2 semaines avant le début du tournoi, ce qui lui a valu le surnom de « Inglorious Backes» (référence au film Inglorious Basterds de Quentin Tarantino.)

Puisque ces joueurs ne sont malheureusement pas disponibles, nous ne voyons qu’un joueur qui pourrait aider la cause du Canadien d’ici la fin de la saison et en séries éliminatoires.

Curtis Glenncross des Flames de Calgary, attaquant de 6’1’’ et 200 livres qui devient joueur autonome à la fin de la saison, pourrait intéresser Pierre Gauthier. Il a marqué 15 buts à ses deux dernières saisons et il est capable de se battra quand le besoin se fait sentir. Les Flames sont dans la course aux séries en ce moment et il pourrait être intéressé à transiger pour aider l’équipe dans le dernier droit et puisque Jarome Iginla n’est probablement pas disponible, le directeur général du Canadien devrait tâter le terrain pour obtenir Glenncross.

Enfin, les amateurs et l’entourage médiatique du Canadien savent tous que Pierre Gauthier et Jacques Martin n’aiment pas les «goons» dans leur alignement et ils nous l’ont démontré en se débarrassant de Georges Laracque l’an dernier. Alors, ne vous attendez pas à voir arriver un gros, grand joueur qui n’a aucune habileté offensive et qui sait à peine patiner, venir aider la cause du Canadien cette saison. Les joueurs vont devoir se serrer les coudes et utiliser leur vitesse pour frustrer les joueurs adverses et si jamais ça doit venir aux coups, ils devraient faire face à leurs adversaires et essayer de s’en sortir indemne.

jeudi 27 janvier 2011

Il faut cesser de regarder vers le passé…

Alex Kovalev, Jaroslav Halak, Mikail Grabovsky, Sergei Kostitsyn, Steve Begin, Mike Ribeiro, Sheldon Souray et Maxim Lapierre. Tous des anciens du Canadien qui ont suivis différents parcours dans la ligue et qui semblent toujours revenir dans les discussions entre amateurs ou bien dans les medias.

Que nous apprécions ou pas la façon dont ces dossiers ont été traités, un directeur général doit faire des choix, ceux-ci s’avèrent souvent être des paris, mais pour améliorer l’équipe il faut faire des sacrifices.

Les amateurs de Montréal ne font que s’accrocher au passé et critique souvent les dirigeants de l’équipe pour l’échange ou une libération vers l’autonomie d’un joueur favori. Une fois l’échange complété, ils renient le Canadien et deviennent partisans de la nouvelle équipe du dit joueur.

Ils ne comprennent pas l’importance du jeu d’équipe au Hockey, ce n’est pas un sport individualiste. Un groupe doit se forger et chaque élément est tout aussi essentiel pour le succès de l’équipe. Alors, le départ d’un joueur pour l’amélioration de l’équipe ne devrait pas affecter la loyauté d’un partisan envers son équipe locale. Il faut encourager l’écusson sur le devant du chandail et non le nom qu’on retrouve sur l’endos…

De plus, les joueurs en question sont souvent rapidement oubliés dans le système de leur nouvelle équipe puisqu’il y a une plus grande profondeur que chez le Canadien ou bien ils deviennent productifs parce que la profondeur n’y était tout simplement pas.

D'ailleurs, les médias encouragent le mécontentement des partisans en revenant sur les statistiques des anciens joueurs du Canadien par rapport aux joueurs acquis dans la transaction. Des émissions telles 110%, L’attaque à Cinq, Le Match et L’Antichambre, sont les principales coupables de ces offenses.

Prenons comme exemple Mikail Grabovsky, qui est maintenant avec le Maple Leafs de Toronto. Il était majoritairement détesté par les partisans du Canadien suite à ses frasques hors glace, dont son refus de prendre l’avion après un match à Phoenix et une bagarre avec Sergei Kostitsyn. Les médias exigeaient son départ et les amateurs voulaient le crucifier sur la place publique, donc le Canadien l’a échangé.

Maintenant qu’il est sur le premier trio avec les Maple Leafs et qu’il produit des points sur une base régulière, les médias ainsi que les gens qui souhaitaient son départ demandent des explications de la part des dirigeants de l’équipe…c’est à ne rien y comprendre.

La question qui se pose le plus souvent suite à une transaction est : «Pourquoi ne produisait-il pas aussi bien à Montréal ?» C’est pourtant simple, les gens sont tellement épris par certains joueurs que ces derniers peuvent se permettre un relâchement. Leurs partisans ne cesseront pas de les aimer s’ils prennent quelques matchs de congé. Une fois échangés, ces derniers tombe dans l’anonymat et ils peuvent se concentrer sur leur hockey.

Le style de jeu de l’équipe peut aussi venir changer l’attitude d’un joueur avec sa nouvelle formation. Si celui-ci quitte le Canadien, qui prône un style de jeu plus défensif, pour s’aligner avec un club qui fonctionne à plein régime offensivement, sa production ne peut que s’améliorer. Nous n’avons qu’à regarder Mike Ribeiro avec Dallas et Guillaume Latendresse avec le Wild.

Les exceptions qui devraient calmer les ardeurs.

Il y a toujours quelques exceptions, du côté d’Ottawa, Alex Kovalev n’est plus le même depuis qu’il a quitté Montréal. Une manifestation avait été organisé pour qu’on lui offre un contrat avant la saison 2009-2010 et il a finit par accepter plus d’argent avec les Sénateurs. Sa production est en chute libre depuis qu’il a quitté le Canadien.

Même situation dans les cas de Steve Begin et Sheldon Souray, deux joueurs qui étaient grandement apprécié au sein du Canadien pour leur ardeur au travail. Ils font maintenant partis du club école des Prédateurs et des Capitals respectivement et ils sont loin d’un retour dans la Ligue Nationale.

Compte tenu des performances que l’équipe nous a offertes au printemps dernier, il faudrait sérieusement regarder vers l’avenir à partir de maintenant. L’équipe ne fait que s’améliorer, année après année et les amateurs peuvent recommencer à rêver à une coupe Stanley.

Une équipe se bâtit tranquillement avec un bon groupe de jeunes et ça ne se fait pas en gardant des joueurs qui empêchent le développement de l’équipe. Comme Détroit, Pittsburgh et Chicago dans les dernières années, Montréal doit sacrifier les joueurs adorés par la foule pour aller chercher des joueurs qui vont faire gagner l’équipe dans un futur rapproché. Après 17 ans sans Coupe Stanley, je crois que l’amateur moyen se doit d’être patient et de laisser le directeur général faire son travail et supporter correctement son équipe.

samedi 22 janvier 2011

Dans l’actualité cette semaine

Chaque semaine, je vous présenterai quelques articles, vidéos ou photos qui m’ont accroché. Je parcours tellement d’articles et de blogues qu’il n’y en a que quelques-uns que je lis jusqu’au bout. Voici ceux qui m’ont gardé intéressé jusqu’au dernier point :

- Rejean Tremblay à propos du processus de sélection des 3 étoile :




- Yves Boisvert par rapport aux mises en échec dans le Pee Wee :




- La Vie est une Puck propose une introspection dans le hockey mineur québécois :




- Philippe Cantin qui fait un retour sur le temps de Saku à Montréal :




- Touchante histoire de parents qui font des sacrifices pour leur enfant malade (en anglais) :



- Mike Komisarek a frappé une femme au visage dans un club à Los Angeles (en anglais):

Komisarek punches woman in L.A Club

- Vidéo publicitaire des Bruins de Boston, très bon marketing de la part de l'organisation. Je vous invite même à rechercher les autres de la série qui sont hilarantes:"


- Vidéo de Carey Price remerciant PK Subban en pleine action (Désolé, le embed n'est pas aussi efficace chez la LNH qu'avec youtube) :

Canadiens vs Buffalo

mardi 4 janvier 2011

Les analystes sportifs ne voient pas plus loin que le bout de leurs nez…

Par Alexandre Desjarlais

Le Canadien de Montréal a acquis le défenseur James Wisniewski des Islanders en retour d’un choix de deuxième ronde en 2011, ainsi quun choix conditionnel de cinquième ronde en 2012. C’est une excellente prise de la part de Pierre Gauthier qui vient boucher le trou laissé vacant par la blessure de Markov.

Le problème avec l’échange ne vient pourtant pas de l’organisation du Canadien, puisque l’équipe et ses amateurs sont satisfaits de la transaction, mais bien des médias qui couvrent l’équipe. Il y a un grand manque de vision de leurs parts concernant l’arrivée de Wisniewski avec le Canadien. La plupart des analystes chez RDS, ainsi que de certains médias écris, comparent cette acquisition avec l'obtention de Marc-André Bergeron l’an dernier, un défenseur de location jusqu’à ce que l’équipe puisse ravoir Andrei Markov à 100% l’an prochain.

Par contre, ils ne sont pas capables de comprendre l’implication future de ce défenseur dans le système du Canadien. Avec l’autonomie prochaine de roman Hamrlik et de Hal Gill, qui se font vieux à 36 ans, le Canadien se doit de rajeunir ses forces défensives.

De plus, un choix conditionnel au repêchage est indicatif de cette décision future des dirigeants du Canadien. S’ils sont capables de le re-signer, les Islanders recevront le choix en question, mais s’ils ne parviennent pas à lui octroyer un contrat, le Canadien n’aura perdu quun choix de deuxième ronde.

Mais Pierre Gauthier fera tout en son pouvoir pour le mettre sous contrat pour la saison 2011-2012. Âgé de 26 ans, Wisniewski peut aider la cause du Canadien à long terme et ce avec un contrat de moins de 4 millions par année. Son statut d’agent libre avec compensation viendra aider le pouvoir de négociation de Pierre Gauthier, puisquil devra négocier exclusivement avec le Canadien, à moins quune offre hostile soit placée par une autre équipe

Josh Gorges sera aussi une priorité pour le directeur général du Canadien. Lui aussi agent libre avec compensation, le jeune défenseur de la Colombie Britannique est un élément clé de la brigade défensive de l’équipe et il est important quil soit sécurisé dans une entente à long terme le plus rapidement possible.

Le plus grand point d’interrogation vient du côté d’Andrei Markov, la reconstruction complète de son genou droit suite à sa dernière blessure devrait réduire sa valeur marchande aux yeux des autres directeurs généraux. Cependant, si sa guérison s’avère complète, il pourrait certainement aider une équipe qui a besoin d’un défenseur efficace à la ligne bleue. Pierre Gauthier devra prendre une décision difficile dans son cas, puisquil sera agent libre dès le 1er Juillet 2011.

Il ne faut pas s’inquiéter pour l’avenir de PK Subban avec le Canadien, avec le statut de joueurs autonomes de Hamrlik, Gill et Markov devrait sécuriser sa position dans l’alignement. Quant à Yanick Webber, il devrait signer une nouvelle entente avec l’équipe pour la prochaine saison, car il est définitivement mûr pour une saison complète dans la LNH.

Donc, avec Jaroslav Spacek et PK Subban déjà sous contrat pour la saison prochaine, le directeur général du Canadien commence à penser à l’avenir défensif de l’équipe. De plus, avec l’ajout possible de Wisniewski, Gorges, Webber, Markov et le rappel éventuel de Matthieu Carle Jacques Martin dispose d’une brigade défensive rajeunie, solide en défensive et dangereuse à l’offensive. Après ces modifications à l’alignement le Canadien de Montréal pourra continuer son excellent travail défensif contre les autres équipes encore pour plusieurs années.