jeudi 27 janvier 2011

Il faut cesser de regarder vers le passé…

Alex Kovalev, Jaroslav Halak, Mikail Grabovsky, Sergei Kostitsyn, Steve Begin, Mike Ribeiro, Sheldon Souray et Maxim Lapierre. Tous des anciens du Canadien qui ont suivis différents parcours dans la ligue et qui semblent toujours revenir dans les discussions entre amateurs ou bien dans les medias.

Que nous apprécions ou pas la façon dont ces dossiers ont été traités, un directeur général doit faire des choix, ceux-ci s’avèrent souvent être des paris, mais pour améliorer l’équipe il faut faire des sacrifices.

Les amateurs de Montréal ne font que s’accrocher au passé et critique souvent les dirigeants de l’équipe pour l’échange ou une libération vers l’autonomie d’un joueur favori. Une fois l’échange complété, ils renient le Canadien et deviennent partisans de la nouvelle équipe du dit joueur.

Ils ne comprennent pas l’importance du jeu d’équipe au Hockey, ce n’est pas un sport individualiste. Un groupe doit se forger et chaque élément est tout aussi essentiel pour le succès de l’équipe. Alors, le départ d’un joueur pour l’amélioration de l’équipe ne devrait pas affecter la loyauté d’un partisan envers son équipe locale. Il faut encourager l’écusson sur le devant du chandail et non le nom qu’on retrouve sur l’endos…

De plus, les joueurs en question sont souvent rapidement oubliés dans le système de leur nouvelle équipe puisqu’il y a une plus grande profondeur que chez le Canadien ou bien ils deviennent productifs parce que la profondeur n’y était tout simplement pas.

D'ailleurs, les médias encouragent le mécontentement des partisans en revenant sur les statistiques des anciens joueurs du Canadien par rapport aux joueurs acquis dans la transaction. Des émissions telles 110%, L’attaque à Cinq, Le Match et L’Antichambre, sont les principales coupables de ces offenses.

Prenons comme exemple Mikail Grabovsky, qui est maintenant avec le Maple Leafs de Toronto. Il était majoritairement détesté par les partisans du Canadien suite à ses frasques hors glace, dont son refus de prendre l’avion après un match à Phoenix et une bagarre avec Sergei Kostitsyn. Les médias exigeaient son départ et les amateurs voulaient le crucifier sur la place publique, donc le Canadien l’a échangé.

Maintenant qu’il est sur le premier trio avec les Maple Leafs et qu’il produit des points sur une base régulière, les médias ainsi que les gens qui souhaitaient son départ demandent des explications de la part des dirigeants de l’équipe…c’est à ne rien y comprendre.

La question qui se pose le plus souvent suite à une transaction est : «Pourquoi ne produisait-il pas aussi bien à Montréal ?» C’est pourtant simple, les gens sont tellement épris par certains joueurs que ces derniers peuvent se permettre un relâchement. Leurs partisans ne cesseront pas de les aimer s’ils prennent quelques matchs de congé. Une fois échangés, ces derniers tombe dans l’anonymat et ils peuvent se concentrer sur leur hockey.

Le style de jeu de l’équipe peut aussi venir changer l’attitude d’un joueur avec sa nouvelle formation. Si celui-ci quitte le Canadien, qui prône un style de jeu plus défensif, pour s’aligner avec un club qui fonctionne à plein régime offensivement, sa production ne peut que s’améliorer. Nous n’avons qu’à regarder Mike Ribeiro avec Dallas et Guillaume Latendresse avec le Wild.

Les exceptions qui devraient calmer les ardeurs.

Il y a toujours quelques exceptions, du côté d’Ottawa, Alex Kovalev n’est plus le même depuis qu’il a quitté Montréal. Une manifestation avait été organisé pour qu’on lui offre un contrat avant la saison 2009-2010 et il a finit par accepter plus d’argent avec les Sénateurs. Sa production est en chute libre depuis qu’il a quitté le Canadien.

Même situation dans les cas de Steve Begin et Sheldon Souray, deux joueurs qui étaient grandement apprécié au sein du Canadien pour leur ardeur au travail. Ils font maintenant partis du club école des Prédateurs et des Capitals respectivement et ils sont loin d’un retour dans la Ligue Nationale.

Compte tenu des performances que l’équipe nous a offertes au printemps dernier, il faudrait sérieusement regarder vers l’avenir à partir de maintenant. L’équipe ne fait que s’améliorer, année après année et les amateurs peuvent recommencer à rêver à une coupe Stanley.

Une équipe se bâtit tranquillement avec un bon groupe de jeunes et ça ne se fait pas en gardant des joueurs qui empêchent le développement de l’équipe. Comme Détroit, Pittsburgh et Chicago dans les dernières années, Montréal doit sacrifier les joueurs adorés par la foule pour aller chercher des joueurs qui vont faire gagner l’équipe dans un futur rapproché. Après 17 ans sans Coupe Stanley, je crois que l’amateur moyen se doit d’être patient et de laisser le directeur général faire son travail et supporter correctement son équipe.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire