lundi 28 février 2011

C'est pas parce qu'on est petit qu'on peut pas être grand

Pourquoi s’acharner sur les joueurs de la ligue nationale qui ne mesurent pas 6’3’’ et ne pèsent pas 225 livres? Ne peuvent-ils pas avoir le bénéfice du doute quand ils travaillent plus fort que n’importe quel colosse qui ne fait qu’accumuler les minutes de pénalité?

Le focus des supposés experts devrait être axé sur le talent et de l’ardeur au travail d’une personne, plutôt que sur sa grandeur et son poids. Nous entendons souvent des affirmations péjoratives lorsqu’on qualifie certains joueurs (le petit joueur de centre, le petit attaquant ou bien le petit untel ou l’autre), une tendance qui devrait cesser puisque le temps des « bœufs de l’ouest » est révolu!

David Desharnais est la tête de Turc de tous les analystes depuis que le Canadien l’a signé comme agent libre en 2008 et la plupart disaient que jamais il ne percerait l’alignement du grand club à Montréal. Maintenant qu’il y est, sa petite taille représente un problème pour tout le monde sauf l’équipe.

Ignoré au repêchage à cause de sa petite taille, il s’est rabattu sur la East Coast League où il a remporté le championnat des marqueurs en 2008, exploit qu’aucun joueur actuel du Canadien n’a accompli. Il a même mené son équipe à la Coupe Kelly cette année-là.

Il a démontré par la suite que la ligue américaine n’était pas de taille pour son talent, en prenant la tête des meilleurs marqueurs, avant d’être promu chez le Canadien de Montréal à la fin de 2010.

Depuis son rappel, il commence à faire sa niche au sein du club et ses talents de passeurs sont bien représentés sur la glace. Il a même réussi à saisir le poste de deuxième centre à Scott Gomez en affichant 8 points à ses neuf derniers matchs.

Son cheminement fait penser à un autre « petit joueur » dans la ligue, Martin St-Louis, qui a subi des contrecoups semblables par rapport à sa grandeur. Tout comme Desharnais, il n’a jamais été repêché, mais depuis qu’il est dans la LNH il est une partie intégrante de l’attaque du Lightning. En plus d’avoir gagné la Coupe Stanley en 2004, il reçoit tous les honneurs de la Ligue depuis quelques années.

Même Brian Gionta, qui a la même grandeur que Desharnais et St-Louis, a démontré qu’avec une éthique de travail impeccable il est possible de se tailler une place parmi les meilleurs de la ligue.

Malgré leurs petites tailles, St-Louis et Gionta ne sont plus la cible de critiques désobligeantes. Ils ont prouvé qu’ils étaient faits pour la grande ligue sans nécessairement faire le poids devant des adversaires plus grand et gros qu’eux.

D’ailleurs, les amateurs à Montréal oublient que Mats Naslund, pourtant un favori de la foule lors de son passage avec le Canadien, était aussi de petite taille et il a réussi de grands exploits avec l’équipe.

Donc, si le Canadien décide de garder Desharnais à long terme suite à la campagne 2010-2011, les amateurs ne peuvent qu’espérer qu’il atteigne le même statut que St-Louis ou Gionta, maintenant qu’il a obtenu son poste régulier avec le Canadien de Montréal. Deviendra-t-il un futur gagnant du Art Ross en tant que meilleur marqueur de la ligue? Ça serait peut-être trop en demander… mais une chose est sûre, sa taille ne l’empêchera pas d’en rêver.

samedi 12 février 2011

Les goons, ça ne sait pas jouer au Hockey!

La défaite de 8 à 6 aux dépens des Bruins de Boston mercredi dernier a ramené le débat sur la nécessité d’avoir un homme fort dans l’alignement du Canadien. Le match a pris une tournure physique après la première période et les joueurs du tricolore on dut tout donner pour répondre aux provocations des instigateurs de Boston.

Bien sûr, perdre un match si important contre une équipe rivale en se faisant tabasser de cette manière ne fait qu’alimenter l’amateur moyen et demande des changements immédiats dans l’alignement.

Ils sortent les noms de Chris Neil des Sénateurs d’Ottawa et Zenon Konopka des Islanders de New York qui seront joueurs autonomes à la fin de la saison. Ces deux joueurs sont capables de brasser l’autre équipe et de faire face aux plus gros joueurs des autres formations, mais ils n’ont pas de mains! Ils ne savent que frapper et se battre et nous savons tous que le Canadien a aussi besoin de compter plus de buts.

Donc, la solution au problème de l’équipe serait plus un gros attaquant de puissance, un joueur qui sait se battre, frapper, mais surtout contribuer en offensive! Todd Bertuzzi est un joueur qu’il faut prendre en exemple, bien sûr il a vieilli, mais un bonhomme de 6’3’’ et 225 livres qui réussit à marquer 46 buts tout en amassant 144 minutes de pénalité… c’est tout un exploit.

Un autre exemple serait Alex Burrows, l’instigateur par excellence des Canucks de Vancouver. Moins gros que Todd Bertuzzi avec ses 6’1’’ et 188 livres, il réussit tout de même à protéger ses coéquipiers tout en marquant régulièrement, comme le montre sa fiche 28 et 35 buts des deux dernières saisons.

L’exemple parfait serait David Backes des Blues de St-Louis, attaquant américain de 6’3’’ et 225 livres. Il offre une contribution offensive régulière comme le montre sa fiche de 31, 17 et 18 buts (avec une trentaine de matchs encore à faire cette saison) à ses trois dernières saisons et il dérange amplement l’adversaire avec ses mises en échec et son talent de pugiliste. D’ailleurs, il a voulu commencer les hostilités des Olympiques en s’en prenant à plusieurs joueurs d’équipe Canada 1 à 2 semaines avant le début du tournoi, ce qui lui a valu le surnom de « Inglorious Backes» (référence au film Inglorious Basterds de Quentin Tarantino.)

Puisque ces joueurs ne sont malheureusement pas disponibles, nous ne voyons qu’un joueur qui pourrait aider la cause du Canadien d’ici la fin de la saison et en séries éliminatoires.

Curtis Glenncross des Flames de Calgary, attaquant de 6’1’’ et 200 livres qui devient joueur autonome à la fin de la saison, pourrait intéresser Pierre Gauthier. Il a marqué 15 buts à ses deux dernières saisons et il est capable de se battra quand le besoin se fait sentir. Les Flames sont dans la course aux séries en ce moment et il pourrait être intéressé à transiger pour aider l’équipe dans le dernier droit et puisque Jarome Iginla n’est probablement pas disponible, le directeur général du Canadien devrait tâter le terrain pour obtenir Glenncross.

Enfin, les amateurs et l’entourage médiatique du Canadien savent tous que Pierre Gauthier et Jacques Martin n’aiment pas les «goons» dans leur alignement et ils nous l’ont démontré en se débarrassant de Georges Laracque l’an dernier. Alors, ne vous attendez pas à voir arriver un gros, grand joueur qui n’a aucune habileté offensive et qui sait à peine patiner, venir aider la cause du Canadien cette saison. Les joueurs vont devoir se serrer les coudes et utiliser leur vitesse pour frustrer les joueurs adverses et si jamais ça doit venir aux coups, ils devraient faire face à leurs adversaires et essayer de s’en sortir indemne.